Défilé Créateurs: A la rencontre d’Anggy Haif et de Leo Peralta

La team Métamorphose est allée à la rencontre des créateurs de notre célèbre défilé annuel qui ont créé ou choisi leurs créations autour du thème “Extravaganza”. Nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer Anggy Haif et Leo Peralta, qui nous ont accordé une interview.

LEO PERALTA

Leo Peralta nous a présenté ses pièces décalées, en phase avec le thème de l’événement: “Extravaganza”. Nous l’avons interviewé pour connaître l’inspiration derrière cette collection.

Quelle est votre définition de la mode ?

La mode c’est tout ce qu’on porte, qu’on utilise pour s’habiller qui transmet un message. C’est très important d’être conscient du message qu’on porte.

Quelles sont vos inspirations ?

Mes inspirations viennent de partout : musique, danse, odeurs, parfum, amitiés, fêtes

Quels sont vos créations préférées de la collection ?

Il y en a pas mal, en ce moment j’aime bcp Christopher Kane, un créateur anglais

Ces créations aident à réfléchir à ce qu’est la beauté. Selon moi, c’est ce que l’on rejette et la manière de s’accepter nous et la beauté

Décrivez votre style en 3 mots ?

Avant je le décrivais comme psychédélique. Mais j’ai évolué. Pourtant ça reste autour de ce thème mais plus magique, fantastique, extravagant en restant toujours psychédélique 

Vos indispensables mode ?

Une combinaison, un bon pantalon, une grande veste qui tient chaud et un beau crop top sexy pour l’été

Pour vous, qu’évoque le théme « extravaganza » ?

Pour moi, direct quand m’a proposé ce thème j’ai pensé au film « Paris is burning » ou il y a une maison de Vogging qui s’appelle Extravaganza. Ca parle du secteur de la population et d’une période des droits humains (couleurs de peau, LGBTQ+, classes sociales, etc…). Egalement d’un secteur plus formel et du potentiel qu’on exprime : être à fond, bien dans sa peau, joyeux , etc…

Quelles sont les créations que vous avez choisi de présenter cette année ?

J’ai travaillé sur ma collection avec deux tissus en particulier: l’organza et le néoprène . Ce sont deux tissus opposés car l’un est transparent et léger et l’autre plus rigide. Pour moi c’est une des collections les plus intéressantes que j’ai faite car elle est en collaboration avec d’autres artistes et c’est très important pour moi de les citer. Le processus a été le suivant : J’ai trouvé les tissus, puis je les ai envoyé à mes collaborateurs :

  • Vincent Naba qui travaillait sur l’organza et a dessiné des motifs plutôt abstraits ,
  • Dasha Chertanoba a travaillé avec le néoprène et de son côté à réaliser des motifs érotiques
  • Enfin, Julia Mc Cormck m’a aidé pour le pantalon en toile.

A la suite de leur travail, j’ai récupèré les tissus et je les ai découpé pour en faire les vêtements de ma collection.

Comment définiriez-vous vos créations ?    

Magique, pleine d’énergie, avec beaucoup de forme. J’ai beaucoup joué avec le volume qui permet de changer complètement la silhouette de celui qui porte la tenue ! Je définirais ma collection comme agréables à porter. Elle fait sourire. Je suis très fier de la réaction qui émane de ceux qui la portent et d’avoir collaboré avec qu’autres artistes sur ce projet puisqu’une notion de partage définie par conséquent nos créations

Quel est le nom de la collection ?

Elle s’appelle Besame mucho comme la chanson. Dès que j’ai vu le travail de Dasha Chertanoba et ses dessins de scènes érotiques, le thème m’est venu à l’esprit. J’ai voulu faire quelque chose qui n’est pas vulgaire mais qui transmet l’amour et cette chanson correspondait à cette image.

Quelle est votre pièce favorite de ce défilé ?       

C’est pas facile de répondre à cette question. On ne peut pas choisir entre ses enfants. Mais une des pièces que j’aime bien et qui n’est pas commune c’est un body qui à la forme d’un bombers. Je l’ai appelé le « body bombers » même si j’aime énormément le reste des pièces de notre collection, celle-ci est l’une des plus novatrice et originale car elle est moins fréquente sur les défilés.


ANGGY HAIF

Bonjour Monsieur Anggy Haif, cela fait plusieurs années que vous participez au défilé de notre association Métamorphose, comment avez-vous vécu l’expérience l’année dernière ?

C’était très bien, c’est une très bonne initiative, projet intéressant c’est pour ça que je soutiens cette initiative.

Cette année le thème est bien différent puisqu’il s’agit du thème « extravaganza », que vous évoque-t-il ?

Un thème qui permet plus au créateur de s’exprimer de se cacher dans la créativité, c’est un thème qui donne carte blanche au créateur pour faire des créations assez originales.

Est-ce que les traditions africaines peuvent s’inspirer du camp ?

C’est conciliable, l’extravagance est connue chez les drag queen c’est le protide de l’extravagance. Les drag queens africaines l’extravagance est universelle, en Asie l’extravagance les lady boys, en Afrique il y a des codes africains chacun fabrique son extravagance avec sa culture. En Afrique, il y a plus d’extravagance sans toute fois être LGBT, l’extravagance des sapeurs vient de là les codes sont variés. Les défilés ont été commencé avec l’extravagance des collections qui sortaient du commun quelque chose ui sort du quotidien sans question de communauté. Les hippies, les gothiques sont extravagants. L’extravagance LGBT est plus drôle e glamour et c’est pour ça quelle est plus connue. Sa mode a toujours été assez extravasa

Comment définiriez vous la mode ?

La mode est éclectique, la réinterprétation des codes vestimentaires, d’apporter quelque chose de différent d’original, apporter des idées nouvelles des styles nouveaux. Penser à ramener quelque chose de nouveau d’innover. Aujourd’hui une mode consciente. Une mode consciente qui tient compte du monde, de la maltraitante animée coresponsable, travailler avec des matière monde, veillez à ce que toute la chaine de travail soit payée d’une manière plus responsable, aujourd’hui c’est inévitable.

Aujourd’hui tout semble en lien avec la solidarité, la paix et le partage. Il faut être solidaire envers les gens différents et les choix de chacun, la paix qui opte pour la paix est forcément compréhensif envers la différence de l’autre, et dans le partage, pouvoir accueillir tout le monde chez soi sans aprioris, on est à l’écoute de l’autre. Pour que nous puissions vivre en communauté, pouvoir échanger, chacun puisse apporter une richesse à l’autre, souvent on a peur de l’inconnu parce qu’on ne sait pas et on ose pas. Aujourd’hui le monde est totalement envenimé par les guerres, les conflits, si on sensibilisait les gens à ça ils seraient plus dans la compréhension.

Quelle est la personne que vous rêvez d’habiller et pourquoi ?

Les gens qui sont conscients d’apporter un bien être à d’autre personne, son travail est pour mettre en valeur chacun par rapport à sa morphologie et par rapport à ses désirs. Chaque être a son authenticité et sa valeur : pouvoir apporter à chacun une touche de glamour et d’élégance par rapport à sa personnalité.

La mode africaine est en avant aujourd’hui

La mode africaine a enfin cette reconnaissance. La mode est créateur d’un phénomène qui doit arriver. L’Afrique a toujours été exploitée, toutes les grosses marques se sont inspirées de l’Afrique. Saint Laurent a travaillé avec des inspirations africaines. Hermès a dessiné des collections avec du savoir faire africain. Aujourd’hui, l’ouverture su rue continent et la valorisation de la clientèle, les grandes marques ont vu que c’était économiquement intéressant ça permet de faire comprendre que l’Afrique a un savoir faire de couture extraordinaire, l’Afique peut vendre de manière internationale, il y a une reconnaissance internationale du tissus qui n’est plus associé au folklore. L4Afriqu est un continent d’avenir. Commencement du nouvel air.

Comment s’adapter au marché africain ?

Je créé en ce moment la Fédération inter de la mode africaine. En Europe, je compte créer une cause syndicale de la couture et du savoir faire africain qui permet à ceux qui s’intéressent ax codes du luxe africain et de créer des pôles du luxe africain. Comprendre les savoirs faires, la joaillièrie, faire une étude de marché, l’Afrique fait parti des plus grands consommateur en produit de luxe. Ca a toujours été 30 % des parts de marché de grandes marques c’est super intéressant de s’y intéresser. Mettre une structure de workshop pour les élèves qui veulent s’approcher de l’Afrique et des entrepreneurs africains.

S’adapter à des mannequins qui ne sont pas professionnels ?

Au niveau des mannequins non professionnel on a découvert des mannequins l’année dernière un mannequin est devenu égérie de sa marque. Je suis dans le soutien des mannequins intéressant d’aller à la rencontre de nouveaux visages, peut être le début d’une carrière.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Que je puisse créer le syndicat de la couture et du savoir faire Africain, mettre en place un grand défilé francophone, pouvoir financer le développement de nouveaux créateurs, de créer mon école…

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